Cinq excuses courantes en matière d’évangélisation et une vérité qui fait sauter les excuses.

Pourquoi nous n’évangélisons pas ?

A. T. Robertson était un enseignant renommé de la Bible et un professeur de séminaire très aimé. Il était aussi connu comme un enseignant exigeant. À cette époque les étudiants se tenaient debout dans sa classe et devaient réciter de mémoire des passages des livres qui leur avaient été assignés pour leur travail. Quelques fois cela se passait bien pour ses étudiants et quelques fois cela se passait mal. Une fois, après une présentation bien pauvre, le docteur Robertson déclara : « Bien, excusez-moi frère, mais tout ce que je peux faire pour vous c’est de prier pour vous et de vous coller. »

Jésus appelle des gens à être des pécheurs d’hommes, mais nous préférons surveiller

« Coller » est un mot que nous n’utilisons plus guère. C’est un mot dur, tranchant et inflexible. Mais c’est probablement le bon mot pour résumer rapidement ce que bon nombre d’entre nous avons fait en obéissant à l’appel à évangéliser. Jésus nous ordonnait de dire à toutes les nations la bonne nouvelle, mais nous ne l’avons pas fait. Jésus nous appelle à être des pécheurs d’hommes mais nous avons préféré veiller. Pierre nous exhorte à être toujours prêts à rendre compte de l’espérance qui est en nous, mais nous ne le faisons pas. Salomon dit que celui qui gagne des âmes est sage, mais nous sommes « collés ».

Mais si vous êtes en quelque mesure quelqu’un comme moi, vous n’êtes probablement pas tout à fait aussi franc au sujet de vos défaillances dans l’évangélisation. Vous avez altéré vos dossiers mentaux. En fait, même quand vous n’êtes pas en train de rendre témoignage, vous êtes occupés à tourner en rond dans vos pensées, à vous justifier, à raisonner et à expliquer à votre conscience pourquoi il était réellement sage, fidèle et bon, que c’était l’obéissance même que de ne pas partager l’Évangile avec une personne précise à tel moment et dans telle situation.

Dans la suite de cet article nous allons voir quelques unes des plus communes excuses qui nous servent à justifier notre refus d’évangéliser. Généralement ces excuses nous viennent tout juste à l’esprit, nous évitent d’avoir certaines conversations puis s’effacent rapidement. Dans cet article nous voulons juste ralentir le train de nos excuses, les tenir tranquilles juste pour un moment afin de pouvoir répondre à chacune d’elles.

Il y a bien entendu des milliers d’autres excuses que celles que nous avons relevées, mais celles-ci sont parmi les plus populaires.

Excuse n°1 : « Je ne connais pas leur langage ».

Certes une barrière linguistique constitue une excuse impressionnante. Si vous êtes assis à côté de gens qui ne parlent que français ou chinois vous n’avez pas beaucoup de possibilités d’échanger des nouvelles avec eux, à plus forte raison des nouvelles au sujet de Christ et de leur âme.

Vous pouvez, bien entendu, apprendre une autre langue et ainsi d’être rendu capable de partager avec beaucoup plus de gens. Vous pouvez garder près de vous des Bibles et de la littérature d’évangélisation en d’autres langues pour les distribuer quand vous en avez l’occasion. Mais depuis la Tour de Babel « Je ne sais pas » a été l’une des plus légitimes excuses que nous puissions imaginer. Paul avertit les Corinthiens au sujet de l’inutilité de formuler des paroles qui sont inintelligibles à quelqu’un (I Corinthiens 14.10-11, 16, 23). Après tout, le but essentiel de l’utilisation de paroles est d’être compris !

Excuse n°2 : « Évangéliser peut me causer des problèmes au travail. »

Même dans les pays où l’évangélisation est légalement autorisée, beaucoup d’entre nous ont des emplois pour lesquels les employeurs nous paient afin qu’une certaine quantité de travail soit effectuée et leur attente est légitime. Durant ces heures de travail il se peut que notre évangélisation distraie les gens, ou réduise notre productivité, ou fasse autre chose qui cause à notre employeur un souci légitime.

Nous ne voulons certainement pas que le partage de l’Évangile nous attire ou attire sur l’Évangile une mauvaise réputation pour une autre raison que le désaccord avec le message lui-même. Nous comprenons que, par nature, tout homme est en opposition avec Dieu ; mais nous ne voulons tout simplement pas donner à quiconque une autre raison de s’opposer à notre Évangile. Nous ne voulons pas que notre évangélisation fasse obstacle à l’Évangile – la bonne nouvelle.

Excuse n°3 : « D’autres choses semblent plus urgentes. »

Il y a tant de choses à faire dans une journée donnée. Nous avons à nous soucier du bien-être de notre famille, de planifier nos week-ends. Le travail doit être fait et les factures acquittées. Les études, la cuisine, le nettoyage, faire les achats, répondre aux appels, écrire les emails, lire, prier – je pourrais continuer sans me lasser la liste des bonnes choses qui nous incombent. Et la plupart de ces choses sont liées au temps qu’il faut saisir. Si j’ai une mésentente avec ma femme, je dois m’en occuper immédiatement. Si le bébé pleure, je dois le ramener à la maison maintenant même. Si je dois rendre mon article demain, je dois m’occuper de l’écrire immédiatement. S’il n’y a pas à manger pour ce soir, je dois maintenant même aller faire des courses et faire la cuisine.

C’est une chose légitime pour moi que de remplir bien des obligations dans ma vie autres que l’évangélisation. Mais est-ce que nos obligations ne deviennent pas si nombreuses – du moins les interprétons-nous ainsi – qu’elles ne nous laissent aucune place pour l’évangélisation ? Si nous sommes trop occupés pour cela, quelles choses allons-nous gérer pour libérer du temps pour celle-là ?

Excuse n°4 : « Je ne connais pas de non-chrétiens. »

L’isolement par rapport aux non-croyants peut être l’excuse la plus commune pour le manque d’évangélisation. C’est l’excuse de choix pour des chrétiens mûrs. Quand je réfléchis honnêtement à ma propre vie, je vois que j’ai vraiment peu de relations significatives avec des non-chrétiens. Je suis pasteur. La majeure partie de mon travail n’est pas de m’occuper de non-chrétiens. Je suis occupé à écrire des sermons, conseiller, organiser, former d’autres chrétiens, répondre à des appels téléphoniques – et même, écrire un livre sur l’évangélisation ! Je suis généralement indisponible pour des gens excepté pour les membres de mon église durant la journée ou ma famille le soir. Je suis réellement absorbé par les relations chrétiennes, et je pense que c’est mon appel.

Mais dans des situations telles que la mienne, comment l’évangélisation peut-elle s’intégrer ? Si vous êtes une jeune maman à la maison avec son enfant, ou un chrétien âgé, retraité et qui n’est plus tellement en mesure de bâtir de nouvelles relations, alors vous aussi connaissez quelque chose de ce défi. Si vous êtes un nouveau chrétien, on vous a probablement donné le conseil (sage) de bâtir de nouvelles et significatives amitiés avec des chrétiens. Et si vous êtes chrétien depuis un certain temps, alors vous êtes probablement occupé au service dans l’église et à passer votre temps à former de plus jeunes. Une des meilleures décisions que nous pouvons prendre est de parler et de prier avec un ami chrétien pour savoir comment nous pouvons au mieux remplir légitimement notre rôle dans l’église, dans notre famille et dans notre emploi tout en essayant de connaître des non-chrétiens et de parler avec eux.

Excuse n°5 : « Les gens ne vont pas m’écouter et encore moins croire. »

Un autre ensemble d’excuses est lié aux problèmes que vous et moi croyons que les gens vont avoir face à notre témoignage qui leur est destiné. Combien de fois n’ai-je pas eu ces excuses plus subtiles et plus avancées en tête quand je réfléchissais au fait de partager l’Évangile avec quelqu’un ? « Les gens ne vont pas vouloir écouter. » « Ils ne vont pas être intéressés. » « Ils connaissent probablement déjà l’Évangile. » « Ça ne va probablement pas marcher. Je doute qu’ils veuillent croire. » Dans ce cas-là je ne pense pas à la puissance de l’Évangile. Je me place moi-même, à tort, dans un état d’esprit désespéré.

Bien entendu je devrais considérer combien cela est être incrédule. Comme Paul le dit aux Corinthiens : « Qu’est-ce qui vous rend différents de quelqu’un d’autre ? Qu’avez-vous que vous ne l’ayez reçu ? » (I Corinthiens 4.7). Pourquoi pensons-nous que nous pourrions répondre positivement à l’Évangile et que quelqu’un d’autre ne le pourrait pas ? N’avez-vous pas vu que Dieu sauve les convertis les plus inimaginables ? Si vous n’en êtes pas certain considérez quelque ami à vous qui s’est converti. Considérez votre propre conversion. Jonathan Edwards appela un récit du Grand Réveil : Un récit de conversions surprenantes.

Bien entendu, en un sens, toutes les conversion sont surprenantes : les ennemis sont aimés, les étrangers sont adoptés, ceux qui auraient dû être punis héritent, à la place, de la vie éternelle. Mais c’est exactement cette nature radicale, surprenante de la conversion qui devrait nous encourager dans notre évangélisation. Dieu peut sauver n’importe qui. Et le plus improbable cela apparaît, le plus de gloire, devrions-nous raisonner, il reçoit quand cela arrive.

Le cœur de la question : programmez de cesser de ne pas évangéliser

Ici nous nous approchons davantage du cœur de la plus grande partie de notre refus d’évangéliser. Que se passe-t-il chez nous quand nous n’évangélisons pas ? Intéressons-nous à douze pas que nous devrions faire : prier, planifier, accepter, comprendre, être fidèle, prendre un risque, préparer, regarder, aimer, craindre,cesser et considérer.

Prier

Je pense que bien souvent nous n’évangélisons pas parce que nous entreprenons tout par notre propre force. Nous essayons de laisser Dieu hors de tout cela. Nous oublions que c’est sa volonté et son plaisir que l’Évangile soit connu. Il veut que les pécheurs soient sauvés. Dit tout simplement : nous ne prions pas pour avoir des opportunités de partager l’Évangile, aussi comment pouvons-nous être surpris si elles ne viennent pas ? Si vous n’évangélisez pas parce que vous pensez que vous manquez d’occasions, priez et vous serez émerveillé de voir les réponses de Dieu à vos prières.

Planifier

Comme nous l’avons déjà vu, quelques fois nous n’évangélisons pas parce que nous pensons, « Je suis occupé par d’autres bonnes choses. Ces autres choses sont pour moi des voies légitimes pour occuper mon temps. Aussi je n’ai pas de temps pour l’évangélisation maintenant. Quand ma santé ira mieux … quand j’aurai rédigé mon article … quand mon fils sera à l’école … quand mon mari aura sa retraite … quand j’aurai obtenu cette promotion … quand elle sera de meilleure humeur, alors » disons-nous « je partagerai l’Évangile avec elle. »

Pour combattre de telles excuses, nous pouvons planifier de prendre du temps pour bâtir des relations ou nous placer nous-mêmes dans des positions où nous savons que nous serons en mesure de parler avec des non-chrétiens. Nous faisons des plans pour un tas de choses moins importantes ; pourquoi ne pas faire des plans pour notre évangélisation ?

Accepter

Nous devons accepter que c’est bien notre travail. Quelques fois nous n’évangélisons pas parce que nous pensons que ce n’est pas notre travail. C’est le travail des prédicateurs, pensons-nous, ou de quelqu’un d’autre qui a été formé et payé pour cela. Mais si nous devons aller évangéliser nous devons réaliser et admettre que nous avons esquivé notre devoir et nous ajuster nous-mêmes pour accepter la responsabilité de l’évangélisation.

Nous devons chercher à être le chrétien le plus proche pour un incroyant en particulier. Peut-être a-t-il un oncle ou une tante chrétiens, ou un ami, ou un employé qui a prié pour lui. Et peut-être sommes-nous la réponse à ces prières. Nous devons accepter, nous pouvons accepter, nous avons à accepter le merveilleux rôle que Dieu a pour nous en tant qu’évangélistes dans les vies d’autrui.

Comprendre

Une partie de notre faillite à évangéliser vient d’un manque de compréhension. Dieu n’utilise pas tant de dons pour l’évangélisation (même s’il y a un don biblique d’évangéliste) mais la fidélité de milliers et de millions de chrétiens qui n’oseraient jamais dire que l’évangélisation est leur don. Votre conclusion que vous n’êtes pas doué pour une tâche particulière ne vous exonère pas de la responsabilité d’obéir.

Vous pouvez conclure que l’évangélisation n’est pas votre don, mais elle n’en reste as moins votre devoir. Ne pas avoir le don de la miséricorde ne nous dispense en rien d’être miséricordieux. Tous les chrétiens doivent exercer la miséricorde ; certains peuvent être particulièrement doués pour la pratiquer de manière spéciale à certains moments, mais tous doivent être miséricordieux. Il en va de même avec l’évangélisation. Dieu peut exceptionnellement bénir et avoir à sa disposition un Pierre et un Philippe, un Whitefield et un Spurgeon, un Hudson Taylor et un Adoniram Judson, mais il appelle chacun d’entre nous à partager la bonne nouvelle.

Être fidèle

Nous devons peut-être rééquilibrer nos engagements. Peut-être sommes-nous trop courtois pour être fidèles à Dieu dans ce domaine. Peut-être sommes-nous trop préoccupés par la réponse des gens, plus que par la gloire de Dieu. Peut-être sommes-nous plus soucieux des sentiments des gens que de ceux de Dieu. Dieu n’aime pas que l’on supprime sa vérité, et c’est exactement ce que fait le non-chrétien (Romains 1.18). Les bonnes manières ne sont pas une excuse pour être infidèle à Dieu, mais trop souvent nous en avons fait cet usage.

Prendre un risque

Vouloir être fidèle c’est vouloir prendre un risque. Obéissons même si nous ne sommes pas sûrs de la réponse. Peut-être n’évangélisez-vous pas parce que vous êtes timide. Vous n’aimez pas vraiment parler aux autres tant que cela, particulièrement sur des sujets qui vont les remuer. Cela semble fatigant et dangereux. Peut-être voudriez-vous plutôt laisser quelqu’un d’autre, quelqu’un qui semble plus à l’aise, évangéliser.

Mais ne pouvez-vous pas inviter des non-croyants à une réunion où ils entendront l’Évangile ? Pouvez-vous partager avec eux un livre utile ou une histoire de votre propre vie ? Ne pouvez-vous pas nouer avec eux des liens d’amitié de sorte que vous puissiez être capables plus naturellement, dans le futur, de partager l’Évangile avec eux ? Nous devons être prêts à prendre un risque de façon à évangéliser.

Vouloir être fidèle c’est vouloir prendre un risque. Obéissons même si nous ne sommes pas sûrs de la réponse.

Préparer

Quelques fois nous n’évangélisons pas parce que nous pensons que nous ne sommes pas préparés ou que nous sommes mal équipés. Peut-être ne savons-nous pas orienter une conversation. Ou peut-être pensons-nous que, dans notre ignorance, nous allons faillir sur ce point et faire en réalité du mal spirituellement à la personne en discréditant l’Évangile à ses yeux. Nous redoutons notre ignorance. Nous pensons qu’il nous revient de rendre l’Évangile crédible ou de répondre à toutes leurs questions. Et, donc, ayant enflé nos attentes, nous décidons que nous ne pouvons y faire face et nous négligeons d’évangéliser.

Au contraire nous devrions nous préparer en connaissant l’Évangile, en travaillant à notre plus grande humilité et en étudiant davantage. De la même manière que nous faisons des plans pour avoir du temps, de même nous devrions nous préparer à être capables de bien saisir les opportunités quand elles se présentent.

Regarder

Vous est-il jamais arrivé de prier pour quelque chose et d’être surpris quand elle arrive ? Je sais que cela a été mon cas. Et je suppose que cela signifie que je ne me suis pas vraiment attendu à Dieu pour une réponse à cette requête. Il peut en aller de même avec mon attitude face à l’évangélisation.

Peut-être ai-je prié pour demander des opportunités, mais je n’ai pas réellement regardé pour les voir apparaître. Peut-être ai-je été négligent quand elles sont arrivées. La manière dont j’ai été négligent peut varier. Parfois je ne vois pas les opportunités parce que je suis trop occupé. L’évangélisation peut, après tout, être consommatrice de temps et contraignante. Ou peut-être suis-je trop fatigué. Peut-être ai-je dépensé tout mon potentiel énergétique pour me distraire ou pour travailler, ou pour quoi que ce soit d’autre que de parler à ce non-croyant auquel j’aurais pu m’adresser. Et c’est pourquoi je ne vois même pas l’opportunité qui se présente.

Peut-être le fait de négliger les opportunités est-il mon habitude. Peut-être suis-je paresseux, plus soucieux d’être importuné ou pressé que du fait que cette personne entende l’Évangile. Peut-être, quand on en arrive à ce sujet suis-je deviens égocentrique. Je ne vois pas les opportunités parce que je ne veux pas en avoir les inconvénients. Je suppose que cela signifie que je suis indifférent. Mon aveuglement quant aux choses que Dieu a préparées est volontaire. Je ne considère pas la réalité et le caractère définitif de la mort, du jugement et de l’enfer. Aussi je ne fais aucun cas de la personne qui est devant moi et de sa situation désespérée. Nous ne devons pas seulement fermer nos yeux dans la prière pour demander des opportunités, mais nous devons alors aussi les ouvrir pour les voir.

Aimer

Nous sommes appelés à aimer les autres. Nous partageons l’Évangile parce que nous aimons les gens. Et nous ne partageons pas l’Évangile parce que nous n’aimons pas les gens. Au contraire nous avons le tort de les craindre. Nous ne voulons pas créer de l’embarras. Nous voulons leur respect et, après tout, nous nous imaginons que si nous partageons l’Évangile avec eux nous passerons pour des fous. Ainsi nous restons tranquilles. Nous protégeons notre fierté au prix de leur âme. Au nom du fait que nous ne voulons pas passer pour bizarres, nous sommes contents de nous rendre complices de leur perdition.

Comme le disait un ami : « Je ne veux pas être le stéréotype du chrétien en avion. » Cette attitude me caractérise trop souvent. Mon cœur est froid envers les autres personnes. J’ai un amour pour moi démesuré et un amour déficient pour les autres. Et juste pour appuyer ce message, au moment où j’écrivais ces lignes, un ami non-croyant m’appelait pour me parler. Nous avons parlé pendant trente minutes durant lesquelles je bouillais d’impatience de retourner à l’écriture de ce livre sur l’évangélisation ! Aargh ! Quel misérable je suis ! Qui me délivrera de ce corps d’indifférence ? Si nous voulons évangéliser davantage, il nous faut aimer plus les hommes.

Craindre

Nous devons aussi craindre. Mais notre crainte devrait être dirigée non vers les hommes mais vers Dieu. Quand nous ne partageons pas l’Évangile, nous refusons fondamentalement de vivre dans la crainte de Dieu. Nous ne le regardons pas, Lui ou sa volonté, comme la règle ultime de toutes nos actions. Craindre Dieu c’est l’aimer. Si Celui qui est notre tout-puissant créateur et juge est aussi notre miséricordieux rédempteur et sauveur, alors nous avons trouvé l’objet de l’entière dévotion de nos cœurs. Et cette dévotion nous conduit à partager avec les autres cette bonne nouvelle qui le concerne. Nous devons prier que Dieu fasse croître en nous un plus grand amour et une plus grande crainte de lui.

Cesser

Nous devrions cesser de faire des reproches à Dieu. Nous devrions cesser de nous donner des excuses à nous-mêmes pour le fait de ne pas évangéliser sur la base de la vérité que Dieu est souverain. Nous ne devrions pas conclure de son omnipotence que notre obéissance est, de ce fait, sans intérêt.

Au contraire nous devrions lire dans sa Parole que Dieu veut appeler un grand nombre à lui-même de toute tribu, langue et nation, ce qui nous encouragera dans l’évangélisation. Cela a encouragé Paul à Corinthe quand il était découragé (voyez Actes 18). À nouveau , si vous réalisez que la conversion accompagne toujours la proclamation de l’Évangile et l’œuvre de l’Esprit, alors vous allez cesser d’essayer de vouloir faire l’œuvre de l’Esprit et vous allez vous donner à la proclamation de l’Évangile. Le seul fait que nous ne savons pas toutes choses ne veut pas dire que nous ne savons rien du tout ! Nous ne pouvons répondre à toutes les questions sur la manière dont s’articulent ensemble la souveraineté de Dieu et la responsabilité humaine mais nous pouvons croire avec certitude qu’elles le font. C’est Paul qui a écrit un des passages bibliques les plus clairs sur la souveraineté de Dieu (Romains 9) et ensuite il continue par un des passages les plus précis sur la responsabilité de l’homme quant à l’évangélisation (Romains 10). Il croyait assurément que les deux choses étaient vraies. Ainsi qui sommes-nous pour blâmer Dieu de notre silence coupable ?

Considérer

l’auteur de l’épître aux Hébreux a écrit : « Considérez celui qui a enduré contre sa personne une telle opposition de la part des pécheurs, de peur que vous ne vous fatiguiez et ne vous découragiez. » Quand nous ne considérons pas assez attentivement ce que Dieu a fait pour nous en Christ- le prix si élevé payé pour cela, ce que cela signifie et la signification même de Christ – nous perdons la motivation de l’évangélisation. Nos cœurs deviennent froids, nos pensées se rétrécissent (plus préoccupées de choses passagères), et nos lèvres sont réduites au silence.

Considérez que Dieu nous a aimés au point où il l’a fait. Considérez que Dieu est glorifié quand nous parlons aux autres de son merveilleux amour. Et considérez qu’au lieu de parler tout le temps de la bonté de Dieu et de l’Évangile nous nous engageons dans une conspiration du silence. Nous nous révélons froids envers la gloire de Dieu.

Si nous voulons être plus fidèles dans l’évangélisation, nous devrions alimenter la flamme de l’amour au dedans de nous et la flamme de la gratitude et de l’espérance. Un tel feu, allumé par Dieu, n’aura aucune peine à enflammer notre langue. Comme Jésus l’a dit : « C’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. » (Matthieu 12.34). Quel flot d’évangélisation voyons-nous couler de nos bouches ? Qu’est-ce que cela suggère quant à notre amour pour Dieu ?


Cet article est adapté de L’Évangile et l’évangélisation personnelle par Mark Dever

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